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Lipome de la nuque

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Par Dr Jacques Labrèche
Exérèse d'un lipome de la nuque
Le lipome représente la tumeur bénigne la plus fréquente chez l'être humain. On peut retrouver un lipome partout où des tissus graisseux sont présents. Les causes de ces lésions ne sont malheureusement pas définies. Il existe toutefois certains cas de lipomatose familiale multiple. Le lipome se compose d'adipocytes matures et est souvent entouré et délimité par une fine capsule. Dans la plupart des cas, le lipome se délimite facilement des tissus avoisinants. Il est mollasse et bien mobile. Toutefois, surtout au niveau de la nuque et de l'épaule, il peut contenir des fibres de collagène dures et former des grappes qui adhèrent fermement aux tissus adjacents. Étant donné que le lipome est de nature bénigne, l'exérèse n'est pas toujours nécessaire. Il faut la réserver aux lésions symptomatiques ou qui déforment de façon évidente la surface de la peau. De plus, il faut se méfier d'un lipome qui progresse rapidement ou dont le diamètre est supérieur à 5 cm, car le diagnostic pourrait bien être différent (liposarcome ou autre lésion maligne des tissus sous-cutanés). L'exérèse s'impose donc d'emblée dans ces situations.



La technique d'exérèse est plutôt simple. Une simple incision transverse est effectuée en regard de
la lésion. Dans le cas d'un petit lipome simple, une énucléation se fait facilement à l'aide d'une pince hémostatique. Si le lipome est plus volumineux ou mal défini, une dissection minutieuse au bistouri ou au ciseau est alors nécessaire. Il faut s'assurer que toute la lésion a été excisée. La couleur, la texture et l'apparence de la graisse d'un lipome diffèrent en général suffisamment de celles des tissus normaux adjacents de sorte qu'il est relativement facile de vérifier la qualité de l'exérèse. La fermeture de la plaie se fait de façon standard, sauf si le lipome est volumineux, et laisse une cavité résiduelle importante. On suggère alors de laisser un drain pendant de 24 à 72 heures pour éviter l'accumulation de sérosité ou de sang dans la cavité de dissection.

Source : Le Médecin du Québec, volume 40, numéro 2, février 2005

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